L’adoption de la Résolution n°257 établit ainsi un cadre juridique unifié au niveau de l’Assemblée nationale pour l’intégration des trois programmes, mettant fin à la dispersion et aux chevauchements en matière d’objectifs, de politiques et de ressources, tout en définissant une nouvelle approche de l’investissement à long terme, concentrée, efficace et durable.




La Résolution n°257/2025/QH15, adoptée le 11 décembre 2025 par l’Assemblée nationale, approuve l'investissement dans le Programme cible national sur l’édification de la Nouvelle Ruralité, la réduction durable de la pauvreté, le développement socio-économique des zones montagneuses et des minorités ethniques pour la période 2026-2035. Ce texte traduit la détermination du Parti et de l’État à assurer une vie prospère à l'ensemble de la population, en particulier dans les régions les plus vulnérables.
La résolution institutionnalise de manière opportune les grandes orientations du Parti, de l’Assemblée nationale et du Gouvernement pour construire une ruralité moderne, prospère, durable, riche en identité culturelle, associée à l’urbanisation et à l’adaptation au changement climatique ; promouvoir le développement global des zones peuplées de minorités ethniques et des régions montagneuses ; ainsi que pour réduire la pauvreté multidimensionnelle, inclusive et durable.
Le développement socio-économique des zones montagneuses et peuplées de minorités ethnique, la construction de la Nouvelle Ruralité et la réduction durable de la pauvreté, associés à l’essor de l’industrie, des services et des métiers ruraux – figurent parmi les tâches clés du projet de Programme d’action du Comité central du Parti pour l’application de la Résolution du XIVe Congrès national du Parti.



Pendant la période 2021-2025, la mise en œuvre synchronisée des trois programmes cibles nationaux sur l’édification de la Nouvelle Ruralité, la réduction durable de la pauvreté, le développement socio-économique des zones peuplées de minorités ethniques et des régions montagneuses, a entraîné des changements profonds et globaux dans les zones rurales et les régions en difficulté du pays. Ces programmes ont non seulement contribué à la restructuration économique mais aussi à l’amélioration de la physionomie des zones rurales et du niveau de vie des habitants locaux.
L’adoption de la Résolution n°257 établit ainsi un cadre juridique unifié au niveau de l’Assemblée nationale pour l’intégration des trois programmes, mettant fin à la dispersion et aux chevauchements en matière d’objectifs, de politiques et de ressources, tout en définissant une nouvelle approche de l’investissement à long terme, concentrée, efficace et durable.





L’un des faits marquants de la période 2021-2025 est une réduction marquante de la pauvreté dans les zones montagneuses et peuplées de minorités ethnique, avec un rythme supérieur à la moyenne nationale. Le revenu moyen par habitant a augmenté dans de nombreuses localités, avec plusieurs indicateurs dépassant les objectifs fixés. Les infrastructures rurales ont été nettement améliorées. L’accès aux services sociaux de base – santé, éducation, eau courante, information – s’est progressivement étendu même aux villages reculés.
En outre, la structure économique des zones rurales a évolué positivement. Les moyens de subsistance se sont diversifiés, réduisant la dépendance à une production agricole de petite échelle et fragmentée. Des contenus nouveaux tels que la transformation numérique, l’économie verte, la protection de l’environnement, l’égalité des genres, le tourisme rural, la formation professionnelle et l’emploi durable ont commencé à être mis en œuvre de manière concrète, adaptée aux conditions locales et aux engagements internationaux en matière de développement durable, tout en valorisant le rôle des femmes dans le développement socio-économique et la gestion communautaire.
Après la mise en place du modèle d'administration locale à deux niveaux à partir du 1er juillet 2025, 1.719 des 2.621 communes (65,6 %) sont en mesure d’atteindre les normes de la Nouvelle Ruralité pour la période 2021-2025. Parmi ces communes, 362 sont capables de répondre au niveau avancé et 59 aux normes exemplaires de la Nouvelle Ruralité.
Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement
Les infrastructures socio-économiques dans les zones rurales continuent d’être fortement renforcées : 87,3 % des communes satisfont aux critères de transport, soit une hausse de 6,3 % par rapport à fin 2021 ; 98,1 % disposent d’ouvrages hydrauliques et de prévention des catastrophes dans les zones touchées par la sécheresse et la salinisation ; plus de 99,7 % des ménages bénéficient d’un approvisionnement électrique stable.
La restructuration de l’agriculture, associée au développement de l’économie rurale, est mise en œuvre de manière ciblée. Le secteur agricole maintient une croissance moyenne d’environ 3,18 % par an. Les exportations de produits agricoles, sylvicoles et aquatiques ont atteint en 2024 un record de 62,5 milliards de dollars, contribuant de manière décisive à la sécurité alimentaire et à la stabilité macroéconomique.
De nombreuses localités ont développé des zones de production concentrée, liées aux zones de matières premières et aux systèmes logistiques, tandis que le programme « À chaque commune son produit » (OCOP) a contribué à augmenter la valeur ajoutée des productions locales.
La formation professionnelle dans les zones rurales est organisée de façon flexible, en lien avec les besoins des entreprises, des coopératives et du marché du travail. Des formations sont dispensées directement sur les sites de production, améliorant les compétences et élargissant les moyens de subsistance, y compris pour les travailleurs d’âge mûr. L’entrepreneuriat dans le secteur agricole, notamment chez les jeunes, connaît de nombreux modèles efficaces.



La protection de l’environnement et l’aménagement du paysage rural enregistrent de nets progrès. À mi-2025, 87,5 % des communes répondent aux critères environnementaux et d’hygiène alimentaire, et 100 % mènent des actions de sensibilisation à la protection de l’environnement et à l’adaptation au changement climatique, contribuant à des campagnes vertes, propres et sûres.
Près de 134.000 travailleurs issus de ménages pauvres ou quasi pauvres ont été soutenus avec succès dans leur insertion professionnelle, dépassant les objectifs fixés. Environ 90.000 ménages ont bénéficié d’un appui pour la construction ou la rénovation de logements, participant activement au mouvement national d’éradication de l’habitat précaire.
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Dans les zones montagneuses et peuplées de minorités ethniques, en trois ans, 42.567 maisons précaires ou délabrées ont été supprimées, pour un budget total de 1.702,68 milliards de dôngs, soit 230 % du plan initial. De nombreux besoins essentiels – terrains résidentiels et de production, eau courante, sécurité alimentaire, alphabétisation – ont été satisfaits. Par ailleurs, 403 projets de développement de la production selon des chaînes de valeur, impliquant 817 entreprises et coopératives, ont contribué de manière significative au renforcement des moyens de subsistance et à la réduction durable de la pauvreté.


Grâce à ces résultats tangibles, le Vietnam consolide sa position de modèle mondial en matière de réduction de la pauvreté et de développement rural, en parfaite adéquation avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l'ONU./.



